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Une fois n'est pas coutume, la Transylvanie est encore en proie à une terrible malédiction. Depuis quelques temps, d'horribles meurtres sont perpétrés et des jeunes filles disparaissent dans la région de Wallachie. Voilà 100 ans que le Seigneur des Ténèbres est endormi et les anciens ne se font guère d'illusions, chacun sait ici que le mal se réveille tous les siècles et sa résurrection est imminente. Son pouvoir n'a cessé de se renforcer durant son sommeil, déployant ses sbires et des hordes de créatures maléfiques en dehors même de l'enceinte de son château. L'histoire se passe au beau milieu du XIXème siècle, le clan Belmont n'est plus mais leurs descendants veillent et l'heure a sonné. Il faut renvoyer le Comte Dracula en enfer et on devine que la tâche sera ardue. Quand l'aventure débute, nous avons le choix entre deux personnages, Reinhardt Schneider ou Carrie Fernandez. Reinhardt est équipé du fouet traditionnel de la famille tandis que Carrie utilise la magie. Bien entendu, les armes secondaires répondent toujours présentes, couteau, eau bénite, hache et croix. La mécanique de base n'a guère changé, on pourra toujours améliorer notre arme principale tout comme il faudra utiliser la seconde avec parcimonie.
Si chère à la série, l'ambiance des Castlevania est un élément indissociable de notre ressenti. On veut du glauque, de l'oppressant, du détail et de jolis décors... Mais c'est la surprise. Alors que l'on s'attend à découvrir des environnements inspirés et détaillés, c'est le contraire qui se produit. Les couleurs sont ternes, la modélisation du héros sommaire, et les décors bien vides et monotones. Sur l'instant l'aventure débute à peine, on s'imagine que ce n'est là que le début et que les choses vont rapidement s'améliorer, mais il est fort dommage de commencer avec cette désagréable impression. Jusqu'ici, la série avait su nous surprendre par ses environnements variés et ses musiques. Un comble ! Comment est il possible qu'avec plus de puissance on ne puisse pas faire au moins aussi bien que les épisodes précédents. Le passage à la 3D a mal été entrepris, certes tous les décors ne sont pas laids, certains passages dans le château et ses jardins feront mouche mais l'ensemble est désespérément vide, répétitif, et le bestiaire bien fade... Où est donc passée cette inspiration si singulière qui nous faisait frissonner ? L'atmosphère n'est résolument pas digne d'un Castlevania.
Pour la première fois dans l'histoire de la série on contrôle donc notre personnage en trois dimensions. Mais le constat est amer. Le héros est un brin rigide, il ne court pas assez vite, et ses mouvements sont trop lents. Bien entendu, après un temps d'adaptation on s'en accoutumera mais d'autres ennuis nous guettent comme cette maudite caméra souvent mal axée, des soucis de collision voire pire, la perte d'un ennemi ciblé car il est soudain hors champ. Le gameplay de la série a toujours été sévère mais le héros répondait au doigt et à l'oeil, ici cela nous compliquera davantage la tâche d'autant que le jeu compose avec des phases de plateformes qui s'avèreront délicates. Les ennemis sont tout aussi peu inspirés et les combattre ne procure guère de plaisir. C'est d'autant plus décevant que le bestiaire de la série a toujours fait preuve de créativité. On sera donc rarement surpris, certains moments étant même rébarbatifs comme le passage dans les cavernes et au final il n'y a que très peu de subtilités. Même les boss ne sauveront pas la mise. Quant aux musiques, on est bien loin de la magie des compositions antérieures, je suis sans doute un brun acerbe dans la critique mais la bande son de la série avait toujours été exemplaire, avec des thèmes galvanisants. Ici, seule la musique de l'écran titre est susceptible de nous plonger dans l'ambiance, hélas.
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